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Formaticsanté Paris 2019


Ce 6 et 7 février se tenait à la Fondation Biermans-Lapôtre, Cité Internationale Universitaire, le colloque TIC Santé organisé par l’association Formaticsanté. Le thème principal de ces deux journées portait le titre « quelle valeur ajoutée pour le 6 février et quelle valeur ajoutée pour la formation des usagers, étudiants, professionnels de santé et les structures de formation.

Les journées ont commencé chacune par une conférence introductive forte suive ensuite de tables rondes mélangeant des professionnels des institutions , des étudiants en médecine, en soins infirmiers ainsi que la représentation des patients .

La présidente, madame Lydie Canipel insistait sur le fait que nous sommes des acteurs de changement dans un monde orienté vers les nouvelles technologies mais les décisions restent humaines.

Si l’éthique est une démarche collective d’apprentissage, elle est l’affaire de tous et non simplement de quelques experts souvent autoproclamés.
Le numérique conduit à la collective apprentissage, champ extraordinnaire tirés de notre expérience. L’expérimentation doit s’orienter vers les soignants et cette dynamique de changement doit impliquer l’éthique. L’éthique doit être notre guide. Le pari des acteurs est d’intégrer leur bon sens et leur questionnement. La valeur ajoutée ce sont les acteurs qui vivent au quotidien, au niveau de la société.

Ensuite, le professeur Pierre Giorgini, Président-Recteur de l’Universioté Catholique de Lille, a écrit sur le transhumanisme ( La crise de la Joie) .

Il nous livre ses différentes réflexions. La technologie en sera ce que nous en ferons. Il y a une antropologie de l’innovation. Il nous dit qu’il a été dans sa précédente expérience implique dans la technologie et ses développements. Nous sommes face à cette nappe phréatique de l’évolution humaine. Ce qui est fondamental c’est le nom du lieux et du lien qui sont les éléments fondamentaux de l’humanité. « La crise de la joie, ces crises qui sauveront le monde ». La joie , c’est le moment de ce que l’on fait, ce que l’on dit; nous sommes dans l’agir bien, le vrai, le bon et le juste. il est important que le travail garde tout son sens.

Les américains ont annoncé la fin de l’Université pour 2030.

La technologie va t elle nous sauver ? Maintenant, tout est possible , du moins, c’est le message qui est donné et intégré par un grand nombre. Dans ce contexte d’évolution, qui va définir le possible et le souhaitable. Et surtout, qui va le définir ?
Nous sommes face au principe d’incomplétude, nous ne pouvons pas tout comprendre car la complexité est grande. Selon le Larousse l’incomplétude c’est

Propriété d’une théorie logique dans laquelle il existe une formule qui n’est ni démontrable ni réfutable.

La technologie avance et nous auront bientôt ddes difficultés à voir les différences entre une machine humaine et l’homme.
Les théories transhumanistes et posthumaines nous expliquent comment notre demain au point que ces informations sont acceptées comme vérité de notre futur alors qu’aucune certitude soit à l’ordre du jour.
Nous passons vers une science prédictive.

L’homme influence le système terreste, ce qui nous amène à traiter de l’antropocène dont voici ce que Wikipédia nous donne

L’idée que l’influence de l’homme sur le système terrestre serait devenue prédominante n’est pas nouvelle. Dès 1778, Buffon écrit dans Les Époques de la Nature : « La face entière de la Terre porte aujourd’hui l’empreinte de la puissance de l’homme »9.

En 1864, l’écologiste américain George Perkins Marsh publie Man and Nature, Physical Geography as Modified by Human Action. En 1873, l’abbé Antonio Stoppani, professeur au Muséum de Milan, imagine dans son cours de géologie une ère géologique nouvelle, l’« Anthropozoïque »10.

En 1922, à Paris, le géochimiste et biologiste Vladimir Vernadski et deux penseurs chrétiens : Pierre Teilhard de Chardin, professeur de géologie et le mathématicien et philosophe Édouard Le Roy développent le concept de noosphère, la « sphère de l’esprit humain » qui prend en compte l’influence grandissante de l’homme et de son pouvoir intellectuel et technologique sur la biosphère11 ; ces trois penseurs s’inspirent de la pensée de Bergson, exprimée dans son ouvrage : L’évolution créatrice.

À la suite de Vernadski et de son système conceptuel sur l’influence de l’homme sur les cycles chimiques de la Terre (« La Géochimie » puis « La Biosphère ») James Lovelock, père de l’hypothèse Gaia (Gaia hypothesis) étudie à son tour l’influence de l’homme sur les cycles biochimiques.

La première occurrence du terme remonte à 1922, lorsque le géologue russe Alexei Petrovich Pavlov (en) décrit les temps actuels comme ceux d’une période (ou système) « Anthropogénique » ou « Anthropocène »12,13 reprenant presque l’appellation « Anthropozoïque » de Stoppani.

En 1955, a lieu le symposium de Princeton : « La Terre, transformée par l’action de l’homme » (The Earth as modified by human action)

La prise de conscience des conséquences de l’activité de l’homme sur son environnement s’est accélérée entre autres avec le Club de Rome de 1972 et la publication du rapport « Limite de la croissance » (Limits to growth).

Le terme est utilisé ensuite dans les années 1980 par le biologiste américain Eugene F. Stoermer (en) puis par le journaliste Andrew Revkin (en) en 199214, avant d’être popularisé en 2000 par le météorologue et chimiste de l’atmosphère néerlandais Paul J. Crutzen15 associé à Eugene F. Stoermer16.

Ce concept intéresse les chercheurs en sciences humaines et sociales, notamment depuis l’article de 2009 de l’historien postcolonial Dipesh Chakrabarty, qui provoque la controverse car cet auteur avance qu’avec l’arrivée de l’Anthropocène, histoire humaine et histoire géologique auraient convergé17,18.

Aujourd’hui, cette notion pourrait prendre un sens plus fort encore alors que l’espèce humaine est sur le point non plus seulement de comprendre et d’agir sur les processus biologiques et chimiques, mais de synthétiser la vie, ce que laisserait entendre l’annonce en mai 2010 que l’équipe de J. Craig Venter a synthétisé un génome et l’a inséré à la place du génome d’une bactérie qui a alors produit de nouvelles protéines19.

Par ailleurs, une nouvelle dimension de l’Anthropocène pourrait être atteinte avec le développement de la géoingénierie, qui donnerait pour la première fois à l’homme la possibilité de modifier volontairement son environnement à l’échelle globale.

Enfin, le concept d’Anthropocène est également lié au courant de pensée qui vise à tisser des liens entre les différents impacts de l’homme sur la Terre (climat, biodiversité, ressources), et à chercher leur cause dans la société capitaliste et anthropocentriste. De nombreux ouvrages ont été publiés en ce sens en 2015 à la suite de l’encyclique Laudato si’ du pape François.

Vient aussi l’émergence de exosphère ( c’est le lien qui détermine le lieux)
et de l’autopoièse. Celle-ci, aussi selon wikipédia se définit

L’autopoïèse (du grec auto soi-même, et poièsis production, création) est la propriété d’un système de se produire lui-même, en permanence et en interaction avec son environnement, et ainsi de maintenir son organisation malgré le changement de composants (structure).

Le concept d’autopoïèse est inventé par Humberto Maturana et Francisco Varela dans l’article Autopoietic Systems, présenté dans un séminaire de recherche de l’université de Santiago en 1972. Il vise notamment à définir l’être vivant, et depuis rencontre un succès théorique dans des domaines aussi divers que l’intelligence artificielle, les neurosciences, et la sociologie.

Une récente étude montre que 20 % des français croient à la théorie du complot.

L’avenir ne va plus créer de lien entre travail et emploi.

L’ethique de l’argumentation est de plus en plus absente et ce par la présente de la massification des données. Ce point est très important à reconsidérer et à développer pour éviter de considérer comme vrai et définitif tout ce qui nous est transmis au quotidien.

Voilà ainsi résumer la conférence inaugurale qui doit nous permettre de garder notre sens critique éclairé et éviter de croire et intégrer au comptant tout ce qui est publé et admis par des personnes et des personnes , le nombre ne fait pas la qualité et la véracite.

Joseph Bellon Vice Président .