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La santé intelligente…un changement de paradigme technologique ?

Monsieur Jean François Penciolelli de GFI Informatique, directeur Secteur public et membre exécutif traite de ce sujet important la cité intelligente et la santé intelligente. Il nous précise que la France dispose de 45 ans d’expérience en ce qui concerne les entreprises de service numérique soit 10900 collaborateurs dans 8 pays différents correspondant à 804 M€ de CA en 2014.
GFI est numéro 1 sur les établissements publics avec plus de 600 clients, il est N°1 en France sur les grandes Collectivités Territoriales avec parmi leur clients 100 % des départements, 93 % des villes de plus de 100.000 habitants, 75 % des communautés Urbaines et 54 % des régions.
Mais pourquoi cette pénétration au niveau de la population ?
Leur présence fait suite à différents constats significatifs comme la présence d’une population importante en milieu urbain ( 79.5 % données 2015 ), que la France est touristiquement forte, que les budgets publics sont en diminution …voir dans ceci une nécessité
de trouver de nouvelles opportunité pour ces populations dont les nouvelles technologies occupent une place importante.
L’objectif comporte quatre axes pour la ville : intelligente, connectée, durable et adaptée à la démographie.
La Smart City, ville intelligente est une ville axée sur le développement durable, capable de se transformer en s’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication répondant aux problématiques de performance et d’efficience des services urbains et de bien être et d’engagement des citoyens.
Il s’agit là d’un programme ambitieux destiné aux personnes et permettant à celles-ci de bénéficier de services sociaux adaptés et en pleine évolution en fonction de la demande particulière de telle ou telle situation concrète. Les services concernés doivent concerner la mobilité par des transports publics suffisamment adaptés aux besoins, l’énergie, l’eau la gestion es déchets, l’aménagement de la ville dans des projets urbanistiques évoluant selon les demandes réelles des citoyens, la sécurité et la santé , objet de cette journée.
Pour améliorer la performance des services urbains, il importe de mieux gérer la demande. Pour cela, soit la demande est connue sur base des données historiques ou par échantillonnage mais ces deux moyens ont leurs limites dont le temps ou le recueil de données non exhaustives. Par contre, les nouvelles sources d’information comme Internet, Wifi citadins, objets connectés, vidéo …en temps réels permettent de mieux connaître la demande mais il y a aussi des limites car ces données sont discrètes et partielles et ne représentent pas la totalité de la demande.
Notre orateur nous dévoile que des outils existent pour utiliser les deux sources d’infos et grâce aux méthodes algorithmiques l’amélioration de l’offre des services peut se développer grâce à une meilleure connaissance de la demande.
L’exposé se poursuit en traitant de la problématique suivante, relation élus / citoyens , téléservices, santé et social.
Selon CEVIPOV-CNRS, janvier 2014, Baromètre de la confiance politique ( en France), 87% des français considèrent que les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce qu’ils pensent et 71 % des français pensent que la démocratie en France ne fonctionne pas très bien / pas bien.
C’est un véritable fossé entre élus et citoyens qui s’installe et se développe. Il faudrait s’inspirer de la théorie du  » Tous pour tous » de Pascale Luciani de Saint-Maur-des-Fossés. Plutôt que un ( élu) pour tous ou tous ( cityens ) pour un élu, choississons TOUS POUR TOUS, ce qui signifie que l’entraide, la solidarité sont des principes fondamentaux à développer pour solutionner l’ensemble des problématique.
Pour que la demande de téléservices corresponde à l’attente citoyenne, il est important, nous dit il, de nous baser sur trois piliers l’usage, les données et la responsabilité. Pour l’usage, il s’agit de l’agrégation de contenu centré sur l’utilisateur, actualisé, mobile, interactif et hyper local.
Les données sont collectées avec un objectif une analyse pour une prise de décision qui sera communiquée.
La responsabilité traite de la responsabilité des acteurs face aux résultats remontés sur la plateforme.
Aux côtés de ces piliers cités, ajoutons les quatres temps de la démocratie numérique.
L’agrégation de contenu local, l’information descendante, l’information ascendante, la visualisation de données.
Le CityHub ou flux d’informations comprend :
1) Collecter : données extraites de n’importe quelle source ou objet
2) Stocker et convertir : les données sont agrégées et structurées avant d’être envoyées à l’appareil.
3) Visualiser et agir : l’information devient disponible et interactive sur n’importe quel écran et 100 % mobile
4) Notifier : n’importe où et n’importe quand, les événements et informations les plus importantes sont accessibles.
Voici quelques exemples de téléservices disponibles sur smartphone :
a) auto-enrollment
b) déclaration d’un incident et suivi
c) News de la collectivité
d) Agenda : événements, réunions, animations
e) Alertes
f) Inscriptions: activités sportives, cantine, crèche
g) contacter les élus
h) Informations sur les transports
i) Annuaires des associations
j) Interactions avec les citoyens
k) Démocratie participative
Nous arrivons au citoyen connecté avec chaussures, lunettes, tatouages, reconnaissance vocale, lunettes intelligentes, brosse à dents, bracelets « bien-être », fourchette, pilules électroniques, les smartwatch, les implants dentaires électroniques, lentilles de contact LCD.
Ainsi, nous entrons dans la voix de la santé intelligente.
Avec les nouvelles technologies, il est possible
– d’éviter des hospitalisation en identifiant, ciblant le patient / citoyen, recruter les patients ayant des affections chroniques et par les actions créer de la notoriété.
– prendre en charge des malades récurrents en les aidant à recevoir leur traitement et améliorer l’orientation vers des structures extra-hospitalières.
– éviter la rechute en suivant le patient, en changeant ses habitudes et aussi en le fidélisant.
L’objectif de maintenir à domicile des personnes âgées pour les collectivités est un enjeu important et cet objectif sera rencontré par la création d’une plateforme de conseil, de prévention, d’accompagnement et de suivi permettant à toute personne dépendante ou non de préserver son autonomie à domicile.
Il est aussi question de développer les principes de l’offre de services pour le maintien à domicile avec les domaines suivants :
évaluation et pilotage, courtier de services, service de téléphonie conseil, suivi de cohortes.
Comment définir une ville intelligente pour une santé intelligente ?
La ville intelligente c’est celle qui se met au diapason des NTIC et qui obtient une hyperinterconnectivité.
La ville ainsi transformée utilisera l’ensemble de ses ressources au mieux pour les usagers comme les moyens de transports urbains, les données en temps réels et l’optimisation.
La ville intelligente, nous dit-il, investit et déploie des capteurs, des réseaux et des infrastructures pour l’optimisation des services existants et la création de nouveaux services urbains; la ville intelligente met en place de nouveaux moyens de communication avec les citoyens et entre les citoyens.
Notre intervenant dit que la santé doit s’insérer dans cette démarche comme un usage supplémentaire qui réutilise ces capteurs, ces réseaux et ces infrastructures pour créer les usages liés à la prévention, au diagnostic, au traitement et à la surveillance des patients/citoyens et diminuer les coûts de déploiement et de maintenance.
Toute cette transformation est utile et c’est un mouvement contre lequel nous ne pouvons nous opposer mais que nous pouvons guider et orienter vers des principes partagés et orientés vers les personnes citoyennes.
Il ne faut pas confondre ville intelligente parce qu’elle utilise des outils dits intelligents.
Il s’agit de choisir et prendre des décisions intelligentes pour les citoyens.
Je terminerai en vous demandant de réagir de ne pas hésiter à donner vos commentaires.